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Installation du Conseil Municipal

 

Sandra MUTH

Élue conseillère municipale de Ranspach-le-Bas en mars 2008, Sandra Muth est passée adjointe au maire après le scrutin municipal de 2014, avant d’être élue première magistrate et intronisée en décembre 2017 à la suite du poste laissé vacant par la sénatrice Catherine Troendlé, dont la présence, lundi, a été remarquée et appréciée.

Quatre adjoints autour du maire

Séverine MAQUIN, Bertrand RUNSER, Sandra MUTH, Jérémie MULLER, Catherine HERZOG

Ce fut au doyen de l’assemblée, en l’occurrence Bertrand Runser, d’ouvrir les débats et de proposer au poste de premier magistrat Sandra Muth ; la maire sortante, désireuse de renouveler son mandat, a été reconduite dans ses fonctions par 14 voix contre un blanc.

Élue pour un deuxième mandat, Sandra Muth a proposé d’ouvrir quatre postes d’adjoints.

Le premier adjoint est Bertrand Runser, élu par 14 voix et un vote blanc. Il sera chargé des affaires financières et la gestion du cimetière.

Au poste de deuxième adjointe, Catherine Herzog a été reconduite dans ses fonctions par 14 voix et un blanc. Elle sera déléguée aux affaires sociales, culturelles et sportives.

Le poste de troisième adjoint revient à Jérémie Muller, élu par 14 voix et un blanc. Il sera chargé de la gestion de la communication, de l’information, de l’événementiel ainsi que de la gestion des forêts communales.

Le poste de quatrième adjoint sera occupé par Séverine Maquin, élue par 14 voix et un blanc. Elle aura en charge les affaires scolaires, la gestion des bâtiments, la voirie et l’urbanisme.

Après les remerciements pour la confiance accordée aux élus, les applaudissements des présents ont fusé. La nouvelle équipe s’est mise le soir même au travail pour une première séance inaugurale d’un conseil municipal fortement remanié et rajeuni.

Philippe BRUGEMANN, Séverine MAQUIN, Thomas HELL, Ophélie TROENDLE, Jérémie MULLER, Nathalie PIERREZ, Rachel MARY, Aurélie LALISE, Sandra MUTH, Gilles DUBS, Bernard ROOS, Bertrand RUNSER, Manuel KILO, François SCHURRER, Catherine HERZOG

 

Article et photos : Aimé SCHMITT

PHASE 2 DU DECONFINEMENT

Phase 2 du déconfinement : quelles sont les nouvelles mesures annoncées par le gouvernement ?

La deuxième phase du plan de déconfinement entrera en vigueur mardi 2 juin. Suppression des 100 km, carte du déconfinement, annulation de l’oral de français, ouverture des cafés et restaurants… Le point sur les nouvelles mesures annoncées jeudi 28 mai par Edouard Philippe, Olivier Véran et Jean-Michel Blanquer.

Le Premier ministre, Edouard Philippe, et son gouvernement ont présenté, jeudi 28 mai, les mesures de déconfinement, qui s’appliqueront du 2 juin au 22 juin 2020 (début de la troisième phase du déconfinement). « Les résultats sont bons sur le plan sanitaire, même si nous devons rester prudents. Il ne faut pas courir le risque de la désinvolture« , a ainsi résumé le chef du gouvernement.

« Nous en sommes là où nous espérions nous trouver à la fin du mois de mai. Et même un peu mieux. C’est le résultat du bon travail de tous ceux qui sont mobilisés sur l’épidémie. C’est aussi le fruit de votre rigueur et de votre civisme […] La liberté va enfin redevenir la règle. » a-t-il ajouté. Que faut-il retenir de cette intervention ?

Trois régions classées “orange”, toujours sous surveillance

« Le virus est encore présent à des degrés divers sur tout le territoire. Sa vitesse de propagation est à ce stade sous contrôle », a précisé le ministre de la Santé, Olivier Véran. Une nouvelle carte de France a été publiée. Elle distingue les départements « verts » des départements « orange », selon quatre critères : le taux d’incidence du virus, le taux de positivité des tests virologiques PCR, la vitesse de reproduction du virus et le taux d’occupation des services de réanimation.

« Nous allons surveiller avec une vigilance particulière les départements d’Ile-de-France, la Guyane et Mayotte« , a indiqué le ministre. Ces territoires sont donc placés en orange, tandis que le reste du pays est en vert. Le déconfinement y sera « un peu plus prudent que dans le reste du territoire », même si la couleur verte ne signifie pas que le virus ne circule plus. « Le comportement de chacun est essentiel pour faire progresser, encore, la situation », a-t-il insisté.

« Nous avons la capacité de tester chaque personne symptomatique et tous les cas contacts »

La stratégie de dépistage mise en place depuis le 11 mai semble avoir porté ses fruits. « Grâce au déploiement massif de tests PCR, (et à la mise en place des bases de données SI-DEP et Contact-Covid), nous avons désormais la capacité de tester chaque personne symptomatique et tous les cas contacts », a assuré le ministre de la Santé. À noter, le nombre de malade et des cas contacts est bien inférieur à celui que les autorités sanitaires avaient anticipé.

Le ministre a également salué l’approche importante des tests sérologiques. Pour rappel , ces tests servent à détecter des anticorps produits spécifiquement en réponse au coronavirus SARS-CoV-2, pour savoir si une personne a été exposée à la maladie. « Dans ce cas, elle pourrait potentiellement être protégée face au coronavirus, grâce à la mémoire immunitaire. Un test positif ne doit pas changer notre comportement » : les mesures de distanciation s’imposent à tous quel que soit le statut sérologique.

“La sérologie ne remplace pas le test de diagnostic virologique par RT-PCR. Elle vous dira simplement si vous avez été malade, ou non”. Une liste de tests sérologiques pris en charge à 100 % par la Sécurité Sociale (dans le cas où ils sont prescrits par un médecin) est disponible sur le site de la HAS.

L’application StopCovid, disponible dès le 2 juin

Cette application de tracing numérique a suscité de nombreuses inquiétudes. Elle doit permettre, sur la base du volontariat, d’identifier rapidement les nouvelles chaînes de transmission du coronavirus. « L’application mobile StopCovid n’est pas l’arme magique. Mais c’est un instrument complémentaire pour lutter contre l’épidémie », a précisé Edouard Philippe, ajoutant que l’application ne géolocalsiera pas ses utilisateurs et n’aura pas accès à ses contacts. « Nous avons pris toutes les garanties nécessaires, sous le contrôle du Parlement et de la Cnil, pour que StopCovid respecte les données personnelles des utilisateurs”, a-t-il insisté.

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La limitation des déplacements à 100 km est levée

Depuis le 11 mai, il n’était plus possible, sauf raisons familiales impérieuses ou professionnelles, de se déplacer à plus de 100 kilomètres de son domicile.  Cette interdiction est levée à partir du 2 juin.

« Cette mesure a été très utile pour limiter la propagation du virus » mais « elle n’a plus de justification« , a souligné le Premier ministre, en appelant cependant les Français à la « responsabilité individuelle » notamment en différant, si possible, leurs déplacements trop lointains.

Réouverture de tous les établissements scolaires, sous conditions en zone orange

En France métropolitaine, toutes les écoles et les collèges réouvriront progressivement, “dès le 2 juin”, a annoncé Jean-Michel Blanquer, ministre de l’Education nationale, qui souligne “un impératif social et éducatif”.

  • Ecoles primaires : plus de 80 % d’entre elles ont été ouvertes sur tout le territoire depuis le 11 mai. Objectif  atteindre les 100 % dès la semaine prochaine.
  • Collèges : en zone verte, réouverture de la 6e à la 3e ; en zone orange, ils accueilleront prioritairement les 6e et les 5e.
  • Lycées : en zone verte, réouverture de tous les lycées (généraux, technologiques, professionnels) à partir du 2 juin. En zone orange :  la réouverture des lycées professionnels reste la priorité du gouvernement, en raison du risque de décrochage scolaire. Ils accueilleront les classes en cours de certification (CAP et terminales).

Il faudra faire preuve de souplesse et d’adaptabilité en fonction des cas de figures, a précisé le ministre. Les protocoles sanitaires déjà en vigueur dans les écoles et les collègues continueront de s’appliquer.  Les groupes de 15 élèves seront maintenus. Le programme sport-santé-culture-civisme s’appliquera également pour assurer un accueil complémentaire.

L’oral du baccalauréat de français est annulé. Cette épreuve sera validée en contrôle continu.

Parcs, jardins, plages, hébergements touristiques : ce qui change

L’ouverture des parcs et jardins aura lieu sur tout le territoire, dès le 2 juin, y compris les zones orange. Ce point faisait notamment l’objet d’un conflit entre la mairie de Paris et le gouvernement. La mairie a d’ailleurs coupé l’herbe sous le pied du Premier ministre en annonçant cette mesure sur son site avant la prise de parole du chef du gouvernement, plaidant « une erreur interne ». Les plages, lacs et plans d’eau seront également accessibles.

Réouverture différenciée des établissements touristiques (campings,villages vacances…)  : en zone verte  dès le 2 juin dans une capacité d’accueil limitée à 5 000 personnes ; en zone orange, il faudra attendre le 22 juin « au plus tôt ».

Les colonies de vacances pourront rouvrir à partir du 22 juin dans tous les départements.

Réouverture des restaurants, cafés et bars, avec restriction en zone orange

A partir du 2 juin, les bars, restaurants et cafés peuvent rouvrir, mais là encore de façon différenciée. Dans les zones en orange, seules les terrasses des établissements pourront accueillir du public à compter du 2 juin. Cette restriction pourra être réévaluée avant la phase 3 du déconfinement prévue le 22 juin.

Des mesures sanitaires devront toutefois être respectées dans l’ensemble des établissements, quel que soit la zone dans laquelle ils se trouvent :

  • interdiction de consommer debout dans les bars ;
  • respect d’un sens de circulation au sein des établissements pour limiter les contacts ;
  • port du masque obligatoire pour le personnel (en salle et en cuisine)  et les clients (s’ils se déplacent) ;
  • les tables pourront accueillir au maximum 10 personnes ;
  • la distance devra être d’au moins d’un mètre entre chaque table.

Les rassemblements de plus de 10 personnes toujours interdits sur la voie publique

Dix personnes maximum sur la voie publique : cette mesure n’est pas assouplie dans la phase 2 du déconfinement. Elle reste aussi valable pour les lieux accueillant du public « qui ne sont pas organisés, qui ne sont pas sous la  responsabilité d’un gestionnaire d’équipement ». Elle pourra toutefois être réévaluée le 22 juin, au moment de la troisième phase du déconfinement.

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Théâtres, cinémas, musées, salles de sport, piscines, lieux de loisirs

Musées et monuments : réouverture dès le 2 juin sur tout le territoire. Le masque y sera obligatoire.

Piscines, gymnases, salles de sports, parcs de loisirs, salles de spectacle ou de théâtre :
– en zone verte, réouverture  dès le 2 juin, avec une jauge d’accueil du public limitée à 5 000 personnes. Pour les départements en orange, il faudra attendre le 22 juin ;
– dans les salles de spectacle et de théâtre, le masque sera obligatoire et « les règles de distanciation physique devront y être respectées » ;
– La pratique d’un sport collectif et de contact reste interdite. Les sportifs de haut niveau et professionnels pourront toutefois reprendre l’entraînement dès le 2 juin dans un cadre sanitaire strict.

Salles de cinéma : elles ouvriront toutes le 22 juin sur l’ensemble du territoire. Les exploitants de cinéma eux-mêmes ayant plaidé pour une « réouverture nationale ».

« Notre plus grand adversaire, ce sont les grands rassemblements. Le risque est d’autant plus fort dans un espace confiné, couvert et sans organisation », a précisé Edouard Philippe.

Interdiction maintenue jusqu’au 21 juin pour les discothèques, salles de jeux et stades

Les événements culturels et sportifs resteront suspendus, et les discothèques, salles de jeux, stades, hippodromes resteront fermés au public jusqu’au 21 juin.

Les frontières de l’UE fermées au moins jusqu’au 15 juin

Les restrictions aux frontières intérieures seront, elles, maintenues jusqu’au 15 juin. Edouard Philippe a annoncé que la France était « favorable » à la réouverture des frontières intérieures de l’Europe à compter du 15 juin, sans quatorzaine pour les voyageurs.

Concernant les frontières extérieures de l’Europe, « la décision sera prise collectivement avec l’ensemble des pays européens, à l’horizon du 15 juin », a-t-il ajouté.

L’aéroport parisien d’Orly, fermé depuis le 31 mars, reprendra des vols commerciaux à partir du 26 juin.

Quatorzaine maintenue pour les déplacements dans les Dom-Tom

A Mayotte et en Guyane, où la situation est encore tendue, les préfets pourront toujours limiter les déplacements.

Par ailleurs, des mesures de contrôle « très strictes des déplacements » vers les Outre-mer sont maintenues (déplacement possible pour motifs impérieux d’ordre sanitaire, familial ou professionnel), avec des « mesures strictes de quatorzaine » à l’arrivée, a annoncé le Premier ministre. Une « ouverture plus large des vols pour les vacances » est toutefois envisagée « si les conditions sanitaires le permettent ».

La Boîte à Lire vous attend!!

La Boîte à Lire est là…

Installée devant l’école, l’ancienne cabine téléphonique a fait peau neuve, grâce à Hervé et Sylvain pour l’installation et aux enfants pour la décoration.

La cabine accueille désormais livres pour enfants, ouvrages de cuisine, romans policiers ou d’amour, brochures et magazines… déposés par les habitants.

 

N’hésitez pas à y jeter un œil en passant, à y choisir l’ouvrage qui vous plaira et à y déposer les livres dont vous n’avez plus l’usage…

 

BONNE LECTURE !!!

Visite de la délégation Landaise du jumelage ce week-end.

La délégation Landaise en visite.

C’est avec enthousiasme que Madame le Maire Sandra MUTH, son adjointe Catherine Herzog et les correspondants Caroline Prestel et Robert Goepfert ont préparé la visite de nos chers amis Landais de la ville de Sarbazan. Leur dernière visite remonte à maintenant 10 ans, la délégation Ranspachoise s’étant elle rendue dans les Landes il y a 5 ans.

 

80 ans d’histoire, 30 ans d’amitié.

Cette année marque l’anniversaire des 30 ans du jumelage, et le programme concocté pour ce week-end comporte notamment le renouvellement du Serment de jumelage prêté en août 1999, dans les deux communes. Belle occasion de se rappeler ce qui lie Ranspach-le-Bas et Sarbazan.

Un programme bien rempli.

Les membres de la délégation arriveront vendredi soir. Ils seront d’abord accueillis par un vin d’honneur en Mairie, puis rejoindront leurs familles d’accueil respectives, pour des retrouvailles chaleureuses, après ces 5 ans de séparation.

Au programme de ce week-end festif:

Le samedi, visite du Musée de l’Automobile Mulhousien et découverte de la Casemate d’Uffheim. Le samedi soir, cérémonie du renouvellement du Serment de Jumelage en Mairie.

Dimanche sera l’occasion d’assister à la Grande Messe commémorative à Huningue, puis d’un déjeuner réunissant toutes les délégations Landaises et les accueillants Haut-Rhinois au Palais Beaubourg à Blotzheim.

Deux superbes journées sous le signe de la fraternité et du souvenir, que nous serons ravis d’illustrer dans un prochain article!

Bienvenu à nos amis Landais!

MISE EN PLACE DU REU ET ELECTIONS EUROPÉENNES

 

Cette année électorale a connu un grand changement au niveau national avec la création du R.E.U, Répertoire Électoral Unique, qui facilite et coordonne la tenue des registres électoraux.

 

Pour autant, la mise en place de ce nouveau système ne s’est pas fait sans mal et comme pour chaque « nouveauté » administrative, des erreurs sont survenues, indépendantes de notre volonté et inhérentes pour la plupart à l’INSEE, et qui ont pu être rectifiées rapidement. Pour d’autres, qui ne peuvent plus être corrigées avant le scrutin de dimanche, comme par exemple des inexactitudes entre données locales et nationales, une tolérance sera appliquée ce dimanche 26 mai 2019, afin que les électeurs ne soient pas pénalisés en se rendant au bureau de vote.

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Nous en profitons pour vous rappeler que le bureau de vote de Ranspach-le-Bas se situe en Mairie, Salle du Bel-Âge. Il sera ouvert de 8H à 18H, heure de dépouillement.

Munissez-vous de votre carte d’électeur reçue cette semaine et d’une pièce d’identité en cours de validité. (Pièces acceptées listées dans le Flash-Infos de Mai reçu lundi en boîte ou disponible sur le site (voir rubrique Flash-Infos en page d’accueil).

 

PLUS d’INFOS :

Courrier reçu en Mairie :

Voici un article détaillant le sujet, paru dans l’AMF (bulletin d’informations aux Maires de France).

«  »À quelques jours des élections européennes, et au terme d’une réforme majeure de tout le dispositif de construction des listes électorales, le ministre de l’Intérieur vient de signer une instruction, que Maire info s’est procurée, dans laquelle il appelle les maires et les présidents de bureaux de vote à faire preuve de « tolérance » et de « discernement » lors du scrutin.
Pour Christophe Castaner, il s’agit de répondre aux difficultés rencontrées ces dernières semaines par les maires lors de l’édition des listes électorales, dont la presse s’est fait l’écho.

Une réforme pour « simplifier et stabiliser »
Rappelons que la construction des listes électorales a fait l’objet d’une réforme majeure, avec la création du répertoire électoral unique (REU) géré par l’Insee, dont sont maintenant extraites toutes les listes éditées par les communes. Cette réforme, dont l’objectif était la fiabilisation des listes électorales, a apporté « deux changements majeurs pour les électeurs », comme l’explique à Maire info Alain Espinasse, directeur de la modernisation et de l’administration territoriale au ministère de l’Intérieur : « Premièrement, la simplification que représente l’inscription d’office pour les jeunes majeurs, les personnes naturalisées, ou celles dont l’inscription est ordonnée par un juge. Et, deuxièmement, la possibilité de s’inscrire au plus près du scrutin, de ne plus avoir cette date butoir du 31 décembre précédant le vote. »
Cette possibilité a été plébiscitée par les électeurs puisque, selon les chiffres du ministère de l’Intérieur, pas moins de 750 000 personnes se sont inscrites entre le 1er janvier et le 31 mars.
Autres nouveautés induites par la réforme : la possibilité de s’inscrire en ligne, et celle de vérifier son inscription en ligne sur le site service-public.fr (lire Maire info du 14 mars). 350 000 connexions ont été enregistrées sur ce service.
Mais au-delà de ces simplifications, cette réforme visait surtout à sécuriser et à stabiliser les listes électorales : elle permet en effet la radiation automatique des personnes décédées et des personnes radiées par décision de justice et garantit « la fin définitive des doubles inscriptions », explique Alain Espinasse. Ce qui a été la source d’un certain nombre d’incompréhensions récentes, poursuit-il : « Il faut bien réaliser que nous sommes dans l’année zéro de la réforme, et que tout cela nécessite une phase d’appropriation par les maires et par les électeurs. Il y a des gens qui constatent qu’ils ont été radiés, mais cela ne signifie pas qu’ils ne sont plus électeurs – c’est juste qu’ils sont inscrits dans une autre commune, parce que leur double inscription a été supprimée. »
Les véritables radiations ont été, en réalité, extrêmement marginales : selon le ministère, ce sont à peine 2 500 électeurs qui ont été réellement radiés, tout simplement parce que l’Insee « n’a pas réussi à prouver leur existence », explique Alain Espinasse, qui note que ce chiffre représente 0,005 % du corps électoral.

Redressements
Comment expliquer, alors, les difficultés qui ont été rencontrées par un certain nombre de maires, ces dernières semaines, pour éditer leur liste électorale ?
Revenons un peu en arrière : l’an dernier, entre le 21 octobre et le 31 décembre, l’Insee a renvoyé les listes électorales aux communes pour une opération de vérification. Un travail considérable – à propos duquel Alain Espinasse remarque que « toutes les communes de France ont été au rendez-vous ». À partir du 1er janvier, des communes ont saisi l’Insee pour d’ultimes modifications, notamment sur l’état civil des électeurs. C’est ce que le ministère appelle les « redressements ». Entre janvier et mars, quelque 80 000 requêtes de ce type ont été saisies à travers le portail Elire, explique-t-on au ministère. Et c’est entre la mi-avril et le début du mois de mai que certaines communes ont eu de réelles difficultés à saisir l’Insee. Le problème – réglé depuis – a été notamment dû à un éditeur « dont le logiciel effectuait une synchronisation qui prenait un temps considérable, ce qui a saturé les serveurs de l’Insee », détaille le directeur de la modernisation et de l’administration territoriale.
Autre problème qui a fait l’objet d’un certain nombre de remontées à l’AMF : des maires qui avaient tenté de corriger l’état-civil d’électeurs dans le REU ont constaté que ces corrections n’ont pas été prises en compte. L’explication est simple, selon le ministère : « Il y a là une confusion. La correction de l’état-civil dans le REU n’est pas possible : en effet, le REU est construit à partir de l’état-civil tel qu’il figure dans le RNIPP de l’Insee, c’est-à-dire le répertoire national d’identification des personnes physiques. Peut-être que certaines communes ont corrigé un état-civil dans leur logiciel, mais cela signifierait que leur éditeur ne leur a pas signalé cet état de fait. » En réalité, seulement deux types de corrections sont possibles. Premièrement, les électeurs nés en France peuvent faire eux-mêmes une démarche via le site service-public.fr, pour demander une correction de leur état-civil. « La correction remonte à l’Insee, qui corrige le RNIPP, puis redescend vers le REU. Aujourd’hui, l’Insee travaille en flux tendu, et il n’y a pas d’attente », explique-t-on au ministère. Deuxième possibilité, qui concerne les électeurs nés hors de France : dans ce cas, ce sont les communes qui doivent remonter l’information via le portail Elire, et là encore les demandes sont traitées au fil de l’eau. Mais évidemment, si une commune fait une demande de ce type aujourd’hui, il y a peu de chances que la modification figure dimanche sur la liste d’émargement.

« Tolérance et discernement »
C’est précisément l’objet de l’instruction à « mesdames et messieurs les maires » que Christophe Castaner a envoyée hier, via le réseau des préfets. Il s’agit de clarifier « la conduite à tenir (…) en cas d’écarts d’état civil constatés entre la pièce d’identité fournie par l’électeur et les données le concernant sur sa carte électorale et la liste d’émargement ». Les demandes de correction les plus récentes ne pourront être prises en compte d’ici au scrutin, explique le ministère. Voire, « certains électeurs pourraient n’identifier (ces écarts) qu’en allant voter le 26 mai ». Il est donc demandé aux maires « d’attirer l’attention des présidents de bureaux de vote sur ces difficultés » et de les « expliquer ». Et surtout, « de solliciter de leur part une tolérance (…) si les données d’état civil indiquées sur la liste d’émargement différaient de celles du document d’identité présenté ». Ceci, en particulier, dans les communes de plus de 1000 habitants où la présentation d’un document d’identité est obligatoire pour pouvoir voter.
En clair, il ne saurait être question de refuser à un électeur de participer au vote pour une erreur d’orthographe sur leur nom, prénom, ou lieu de naissance sur leur carte électorale dès lors qu’il pourra être identifié grâce à un titre d’identité.
Le ministère de l’Intérieur rappelle par ailleurs que comme lors de tout scrutin, un électeur qui constaterait, le jour du scrutin, qu’il ne figure pas sur les listes électorales, peut saisir sur le champ le juge d’instance, qui aura la possibilité, au vu des pièces présentées, de faire inscrire l’électeur de bonne foi.

Franck Lemarc » »